Izipizi

Izipizi, cette start-up pleine d’avenir, a inventé la lunette idéale ! De la lunette de vue prêt-à-porter à la solaire, en passant par la lunette écran, Izipizi propose une gamme originale et tendance de lunettes pour tous.

C’est dans cet immeuble de la rue réaumur, construit par Gustave Eiffel qu’Izipizi a installé ses bureaux. Cette jeune marque fondée par Quentin Couturier, Charles Brun et Xavier Aguera a un bel avenir devant elle. Le concept novateur de lunettes prêt-à-porter se développe à vitesse grand V et satisfait un consommateur en demande de nouveauté et de facilité. Les locaux sont modernes et spacieux, les grandes baies vitrées laissent passer la lumière sur les trente postes de cet open space où règne une ambiance plus que sympa. Quentin, l’un des trois fondateurs d’Izipizi, nous reçoit et réponds à toutes nos questions avec une bonne humeur qui en dit long sur la marque.

So French : Quentin, qui est derrière Izipizi ?

Quentin Couturier : Nous sommes trois associés, trois amis d’enfance, trois lyonnais. Nous nous sommes rencontrés sur les bancs du collège à Lyon il y a 17 ans. Avec Charles et Xavier nous avons été jusqu’au lycée ensemble, puis nous avons fait des écoles de commerce différentes, moi à Paris à l’EDC et eux à HEC Montréal. Lorsque Charles et Xavier sont rentrés à Paris, nous nous sommes retrouvés. Charles et Xavier on fait un master à l’ESCP et nous avons ensuite rejoint tous les trois l’incubateur de l’ESCP Paris en mai 2010.

SF : Comment l’idée de lancer Izipizi vous est-elle venue?

QC : En Septembre 2010, nous avons décidé de créer l’entreprise avec une idée de départ venue d’un constat, celui de voir les plus de 45 ans devenir progressivement presbyte et chercher en permanence en arrivant à la banque, à la poste, au restaurant pour lire une carte… leurs lunettes de lecture. Nous avons donc créé la première lunette en libre service à disposition des personnes presbytes dans les lieux publiques, comme les administrations, les banques, les postes, les hôtels…. Notre premier produit était un face à main sur socle avec une petite chainette. Nous l’avons très rapidement vendu à de grandes banques comme la Société générale, le Crédit Coopératif, la Banque populaire ou encore des groupes d’assurances comme la GMF.  En parallèle, nous voulions revendiquer notre idée. Nous avons donc communiqué pour nous faire connaître. Les retombées presse nous ont apporté quelque chose d’inattendu, les particuliers nous demandaient un produit similaire pour la maison qui pourrait être à porter de main, près du téléphone, dans le salon, ou dans la cuisine. C’est à partir de ce moment que nous avons compris qu’il y avait un vrai marché auprès des particuliers. En janvier 2012, nous avons pris un stand sur Maison & Objet. Ceci a marqué un véritable virage vers le retail et le particulier pour Izipizi. Nous avons dû revoir notre organisation, dû apprendre à faire des salons, à avoir une force commerciale, à faire des stocks, à facturer…

SF : Quels étaient les produits disponibles à ce moment là ?

QC : En fait, nous n’avions que le face à main, une version du See Up destinée aux professionnels mais revue pour le particulier, plus colorée et avec un joli packaging. Nous l’avons baptisé See Home. Dans la foulée nous avons lancé sa variante le See Magnet, faite pour être aimantée sur le frigo. Ces deux produits étaient destinés à la maison. Ce n’est qu’en septembre 2013 que nous avons lancé la vraie belle idée qui aujourd’hui fait le succès de la marque : faire des lunettes de lecture prêt-à-porter destinées aux presbytes, jolies, mode et glamour, à l’opposé des modèles que l’on peut trouver en pharmacie par exemple.

SF : Qu’est ce qui différencie Izipizi ?

QC : Nous avons une véritable identité qui passe par le produit. Les lunettes sont en touché gomme avec des charnières flex, le design mixte est dans l’air du temps, elles sont faites pour tous les moments de la vie ! Elles sont belles, de qualité, design et pourtant vendues à un prix accessible. L’identité passe aussi par le packaging, une boite blanche, élégante, à tiroir avec la silhouette des lunettes. Notre différence se fait également sur notre réseau de distribution sélectif. Nous avons cassé les codes de la distribution de la lunette de lecture en allant dans des endroits mode et chez les opticiens créateurs où normalement la lunette de lecture ne se fait pas.

SF : Quel sont vos projets pour Izipizi ?

QC : Notre grand projet est de devenir une marque de référence et universelle incontournable dans notre domaine comme Swatch, Lacoste, Uniqlo, Bic… Nous voulons avant tout être intemporel et durer dans le temps. Aujourd’hui nous continuons notre développement et notamment à l’international, 75% de notre chiffre d’affaires est réalisé à l’export dans cinquante pays, dont les pays européens et les Etats-Unis, le japon, l’Australie ou encore comme la Colombie. Dans les projets à plus court terme nous souhaitons développer notre réseau retail en propre. Nous avons aujourd’hui un corner au Bon Marche, un au BHV, un petit chez Merci ainsi que chez Colette. Nous venons cette année d’ouvrir notre premier flagship à Paris dans le Marais, l’idée étant de le dupliquer dans toutes les capitales influentes du monde.

Quels sont les modèles disponibles aujourd’hui ?

QC : De fils en aiguilles nous avons créé de nouvelles collections. En janvier 2014, à la demande des magasins revendeurs qui voyaient le potentiel d’une solaire sans correction, nous avons lancé des lunettes de soleil pour presbytes et non presbytes, cela nous a permis de toucher une cible beaucoup plus large. Nous avons ensuite créé, en septembre 2015, les lunettes pour écrans destinées aux personnes qui travaillent sur ordinateurs. Elles filtrent la lumière bleue générée par la LED, excessivement nocive pour les yeux, qui provoque des picotements, des maux de tête, des insomnies et à terme ce que l’on appelle la DMLA, une dégénérescence de l’œil. Chez nous, tout le monde les porte, enfin presque 😉 ! Nous essayons d’évangéliser le marché sur ce problème encore peu connu en France. En janvier 2016 nous avons ouvert nos collections vers le junior avec des solaires et des screen.  En septembre 2016, sont arrivées les glaciers pour le ski, rondes avec des verres de catégorie 4 et un cache pour protéger l’œil au maximum de la luminosité de la neige ou des glaciers. Et enfin tout récemment, en janvier de cette année nous avons lancé les collections baby et kids pour répondre à la demande du marché ainsi la collection nautique avec des verre polarisés et une monture un peu plus sport.

SF : Quelle place donnez-vous au digital ?

QC : Notre site fonctionne très bien mais nous ne le poussons pas particulièrement, les ventes physiques sont plus importantes. La lunette est un accessoire qui s’essaye. Nos clients web sont souvent des personnes qui connaissent la forme de nos lunettes et qui viennent les racheter en ligne par la suite. Ce que l’on veut avant tout à travers notre site, c’est montrer notre image, et la segmentation des collections, à quoi et à qui sert telle ou telle lunette. Nous avons aujourd’hui près de 1000 références dans le catalogue entre les formes, les couleurs, les dioptries, les éditions limitées, cela fait du volume qu’il faut rendre intuitif sur le site. En ce qui concerne les réseaux sociaux, nous avons deux personnes qui s’occupent de notre notoriété digitale en interne et qui travaillent en étroite collaboration avec les trois graphistes pour communiquer au moment opportun sur une actualité commerciale ou l’entreprise sur nos pages Facebook, Instagram, Twitter, Pinterest. Nous bénéficions aussi des ambassadeurs qui aiment la marque pour nous faire connaître et nous essayons de chouchouter notre réseau d’influenceurs.

SF : Faites-vous des partenariats ou des collab. ?

QC : On fait des partenariats, mais les seuls collab. que nous avons faites pour le moment ont été avec nos magasins partenaires.  Avec Colette, nous avons fait le plus petit livre de plage du monde, écrit par Loic Prigent, avec une typo uniquement lisible avec des lunettes de lecture de soleil présenté dans un beau coffret vendu chez Colette.  Nous avons fait une plage éphémère à Lyon pendant les nuits sonores avec une guinguette à lunettes.  Nous avons organisé un gouter crêpe pour la chandeleur chez Colette pour le lancement des juniors. On essaie d’être innovant pour montrer qu’on sait faire autre chose que des lunettes. Nous aussi sommes présents sur les plus grands salons de mode, de design, d’optique et pour enfants dont le Piti Huomo à Milan, M&O et Première Classe à Paris, Playtime, …

SF : On a l’air heureux chez Izipizi, comment êtes-vous organisés en interne ?

QC : Nous sommes 35 en tout, et il y a un vrai esprit de famille au sein de l’équipe, nous avons une personnalité assez sympa et hyper positive. Avec Charles qui s’occupe de l’export et de la finance, Xavier du développement produit et de la logistique et moi du marché français et de la communication print et digitale, nous avons décidé de bien délimiter nos périmètres et de se laisser très libres sur nos champs d’actions respectifs. En même temps, nous partageons des sujets stratégiques et nous nous consultons pour les décisions importantes. Il y a une équipe distribution France, une distribution export, une digitale, une équipe de graphistes qui s’occupe de toute notre image, et puis tous les métiers annexes qui sont le prévisionniste, une chef de produit qui s’occupe de prévoir nos collections futurs, un store designer pour les salons, popup store…

SF : See Concept est devenu il y a quelques moi Izipizi, pourquoi ce changement de nom ?

QC : See Concept était notre ancien nom jusqu’à fin 2016.  Depuis début Janvier 2017, nous avons changé. Notre grand projet est de devenir une marque de référence, cela passe par le nom de la marque, et souvent les gens nous confondaient avec d’autres marques dans l’optique (« see quelque chose ») et avaient du mal à se souvenir de notre nom.  Il nous fallait donc un nom plus singulier qui n’appartienne qu’à nous.  Nous avons travaillé avec une agence de naming pour trouver le bon nom, sachant que l’on voulait un nom qui fonctionne partout dans le monde, qui ait une phonétique chantante et joyeuse, qui ne veuille pas dire un gros mot dans une autre langue, qui soit déposable dans cinquante pays et qui soit court. Izipizi nous est apparu comme une évidence, car c’est une expression anglo- saxonne qui veut dire « c’est facile, tout va bien » et ce sont les valeurs de notre marque. Le changement fût un gros challenge, nous avons 3 500 points de vente dans le monde, cela impliquait des explications, des changements de display, d’habillage des stocks… Tous nos partenaires ont accepté de jouer le jeu en collant un stickers sur le packaging « See Concept is becoming Izipzi » pour une transition qui se fera tout au long de l’année 2017.

SF : Pensez-vous à vous diversifier ?

QC : Aujourd’hui, l’objectif est de se concentrer sur la lunette prêt-à-porter et de devenir la marque de référence. On se renouvelle à chaque saison avec des nouvelles formes, des nouvelles couleurs, des nouveaux modèles. Nous avons encore plein d’idées pour approfondir et développer la lunette.

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